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Henry PURCELL, Suite pour clavecin No 1 en sol majeur, Z 660, Isabelle NEF, Oiseau-Lyre OL 50011

Éditions de l'Oiseau-Lyre OL 50011 pour l'audio, René Gagnaux resp. sources indiquées pour texte et photos
Éditions de l'Oiseau-Lyre OL 50011 pour l'audio, René Gagnaux resp. sources indiquées pour texte et photos

Les huits suites pour clavecin de Henry Purcell furent publiées un an après son décès - en 1696 - dans «A Choice Collection of Lessons for the Harpsichord or Spinnet». Eu égard à sa réputation d'organiste et de spécialiste des claviers, il est surprenant qu'elles furent par la suite presque totalement occultées: elles sont aujourd'hui encore rarement au programme des récitals et peu représentées au disque. Pourquoi? Une réponse de Richard EGARR:

"[...] La musique est peut-être en cause: le style est très anglais. En dépit d’un rapport - avéré ou supposé - avec le style brisé typique des luthistes français, impliquant, par voie de conséquence, un certain „caractère français“, cette musique est anglaise jusqu’à la moelle. Ses nombreux détours, bizarreries et autres excentricités harmoniques, mélodiques et structurelles ne sauraient s’enraciner ailleurs que dans le terreau culturel particulier d’un pays dont la spécialité nationale est la loufoquerie et qui a produit les Goons,les Monty Python et Ricky Gervais. La musique pour clavier du professeur de Purcell, John Blow, et celle de ses contemporains Matthew Locke et Christopher Gibbons, témoignent d’une même passion pour le bizarre magnifique. Mais c’est aussi une musique puissante,toute en muscles, une musique virile (osons ne pas être politiquement corrects), née de la fusion du monde sacro-profane, essentiellement masculin, des cathédrales et des tribunes d’orgue et des feux de la rampe des théâtres londoniens. Véritables joyaux, ces suites chatoient de beautés sublimes et révèlent à la fois des profondeurs déchirantes et un humour loufoque. [...] Ces oeuvres superbes, d’une portée fabuleuse, sont d’une importance majeure dans l’histoire de la musique anglaise pour clavier. [...]" cité d'un texte de Richard EGARR, dans une traduction de Geneviève BÉGOU, publié dans la brochure de son CD paru chez Harmonia Mundi HMU 907428.

Le texte publié au verso de la pochette du disque Oiseau-Lyre OL LD-46 - resp. des diverses rééditions - donne quelques détails intéressants:

"[...] The name of Henry Purcell is one of the greatest in the history of English music, to which he brought a personal and original genius. At a time when French and Italian influences were at their strongest, he set his own strikingly English imprint upon a work of considerable volume. Despite his early death at the age of thirty-six, he achieved contemporary fame and permanent glory.

Henry Purcell was born in London in 1659. His father, Thomas Purcell, was a musician employed at the court of Charles II, and placed his young son, who early showed a marked musical talent, as a choirboy at the Chapel Royal. For three years, from 1669 to 1672, Henry Purcell sang under Cooke and, during 1673, under Pelham Humphrey. He was entirely devoted to music and things musical. His first composition was written in childhood; from the age of sixteen he published songs. He busied himself in Westminster Abbey, tuning the organ and copying music, he became assistant to the Keeper of the King's instruments. On the death of Pelham Humphrey in 1674 he became a pupil of John Blow, with whom he studied composition. His Elegy on the death of Matthew Locke dates from 1677. At eighteen years of age he was appointed Composer in Ordinary for the King's Violins. In 1679 he succeeded John Blow as organist of Westminster Abbey and three years later was appointed organist of the Chapel Royal.

By his twentieth year Purcell was composing continuously. In 1680 he wrote a remarkable group of „Fantazias“ for strings in various numbers of parts, and in 1683 published „Twelve Sonatas of Three Parts“ to which he added later a second collection of „Ten Sonatas“. He was constantly called upon to write welcome songs for royalty and ceremonial odes. Between 1680 and 1691, the year of his death, he wrote music to accompany a series, more than fifty in all, of plays, masques, "operas" and other dramatic productions.

Purcell's compositions for the harpsichord are not very numerous and consist chiefly of the „Suites“ published by Mrs. Purcell in 1696. This „Choice Collection of Lessons for the Harpsichord or Spinnet“ was dedicated to the Princess Anne. Twenty years earlier, a number of Purcell's contemporaries had published a collection of suites of the same type under the general title of „Melothesia“.

The movements are nicely varied; the preludes, unplanned and spontaneous, give the composer most scope for invention; the dance movements reflect traditional rhythms, from the smooth allemande to the gay, curiously-stressed courante and the more serious and stately sarabande. Certain dances are slight and brief, but there are movements which foreshadow clearly the French and English Suites of Johann Sebastian Bach, some of the preludes in particular, and above all the allemande from the eighth suite.

1953, The Decca record Company Limited, London [...]"

C'est Isabelle NEF qui interprète ici ces 8 suites, elles furent enregistrées à Paris par André CHARLIN pour les Éditions de L'Oiseau-Lyre (sous-label de Decca), dans des sessions s'étendant du 16 au 21 octobre 1953 (daté d'après la discographie de Michael GRAY). Le tout fut publié sur les disques OL LD-46 (édition française) resp. OL 50011 (édition internationale).

(Le label LONDON au bas de l'étiquette est le label qu'utilisait Decca pour ses disques diffusés aux USA, la marque Decca y étant utilisée par une autre entreprise)

Les quatres mouvements de la première des 8 suites sont joués quasiment enchaînés:

Henry Purcell, Suite No 1 en sol majeur, Z 660, Isabelle Nef, 1953 (03:25)

  1. Prélude
  2. Allemande
  3. Courante
  4. Menuet

Provenance: Oiseau-Lyre OL 50011

La suite No 2: https://notrehistoire.ch/entries/vo8vQZvKBdZ

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René Gagnaux
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8 novembre 2020
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