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Deux amis, Pierre Yves Abram et Jean Baudraz, parrain d'Anne

Deux amis, Pierre Yves Abram et Jean Baudraz, parrain d'Anne

1945
Pierre Auguste Chappuis
Philippe Chappuis

Anne, en robe de baptême dans les bras de son parrain Jean Baudraz, dans le jardin de Beau Rivage. Jean Baudraz fait partie des quelques bons amis de mon père, Pierre Yves Abram.

Originaire d'Agier sur Orbe, issu d'un famille très pieuse dans la mouvance libriste,Jean Baudraz, né à Montricher en 1914, est le fils de Henri Baudraz (1884-1950), Directeur des Ecoles de la Tour de Peilz dès 1920. Il est le neveu de John Baudraz (1890-1968) qui, en 1915, par son refus de servir dans l'armée, a été jugé et emprisonné. Il a ouvert la voie à une réflexion pour un service civil pour les objecteurs de conscience.

Jean Baudraz a fait son collège à Vevey. Contemporain de Pierre Yves Abram, ils se rencontrent au gymnase classique à la Cité à Lausanne et obtiennent le baccalauréat en 1932. Pierre Yves Abram choisit les lettres alors que Jean choisit la théologie qu'il va accomplir à la Faculté de l'Eglise Libre, au chemin des Cèdres à Lausanne. Ils font partie ensemble de la Société des étudiants de Zofingue.

Sa soutenance de thèse, en 1940, situe bien Jean Baudraz, me semble-t-il, personnage assez remuant, qui porte son choix sur un sujet difficile et délicat, "le thème de Satan d'après le Nouveau Testament". Après avoir occupé le poste de pasteur à Vevey, Bottens, Echallens, au Temple St Jean à Genève, il est appelé en 1951, à l'Eglise de la minorité protestante de Haarlem aux Pays-Bas (églises dites wallones, fondées au XVIe s. par des protestants francophones qui fuyaient la partie sud des Pays-Bas, correspondant à la Wallonie actuelle, sous domination espagnole catholique).

Puis en 1961, il est appelé à l'Eglise libre française de Berne, poste occupé, une quarantaine d'années avant lui, par le pasteur libriste Franz Burnand dès 1918.

Connaissant mon père, les liens d'amitié qui pouvaient le lier à Jean Baudraz n'étaient pas d'ordre religieux, mais peut-être partageaient-ils des opinions un brin subversives... Par contre le passage entre eux était certainement intellectuel, ils devaient partager un goût marqué pour la philologie, qui occupe une place importante tant pour un helléniste que pour un théologien passionné des différentes traductions de la Bible.

J'espère, comme cela est déjà arrivé grâce à des documents publiés sur NotreHistoire qu'un descendant de Jean Baudraz, découvrant son ancêtre sur cette plate-forme, nous apporte des éléments qui complètent et corrigent ce tableau empreint de subjectivité aimable...

Photographies de Pierre Auguste Chappuis

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