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Notre cuisine à la Ferme du Château de Béthusy, avenue Beaumont 6  à Lausanne.

Notre cuisine à la Ferme du Château de Béthusy, avenue Beaumont 6  à Lausanne.

1 janvier 1975
Isabelle Desarzens, photographe
Martine Desarzens

Nous avons vécus dans cette ferme du château de Béthusy à Lausanne jusqu'en 1955; c'étaient les premiers appartements subventionnés de la Ville de Lausanne, ils étaient grands et très beaux, mais sans confort. Propriété de la Commune de Lausanne depuis 1947. En 1925 et 1948, d'importants travaux y ont permis la création de cinq appartements, mettant un terme à la vocation agricole du domaine.La Ferme de Béthusy abrite aujourd'hui l'association Intervalle dont le but est l'accueil et le soutien aux familles d'enfants hospitalisés. En 1944, l''hiver ma mère allumait les feux dans les fourneaux de la cuisine et du hall, la cuisine restait la seule pièce chaude de l'appartement. Malheureusement je n'ai pas de photo de la cuisine.

Nous aimions jouer dans ce qui s'appelait "La cour" sur cette photo nous sommes Jean-Marie, Martine et Isabelle jouant dans la cour. Derrière nous on voit "Le château de Bethusy " Paul d'Huc, Comte de Béthusy, fait réaliser (1774-80) rural et maison de maître à G. Delagrange. situé au numéro 2 de l'avenue de Beaumont. Après avoir passé en plusieurs mains, la campagne devint la propriété de la ville de Lausanne en 1947. Enfants l'immense parc du Château de Béthusy était notre terrain de jeu; des arbres merveilleux et rares, des bassins romantiques avec des sculptures, les nuits d'été nos parents nous emmenaient regarder les lucioles au -dessus de l'étang, bref un jardin merveilleux...ce magnifique jardin fut entièrement démoli dans les années 1970 pour en faire un parc public d'une laideur crasse....

A la cuisine pour obtenir du gaz il y avait une horloge à "pièces"; il fallait mettre de l'argent dans l'horloge pour obtenir du gaz ( je ne me souviens pas quelle monnaie).

Lorsque ma mère ou mon père était aux fourneaux dans notre grande cuisine en compagnie de nombreux amis autour de la table familiale, combien de fois j'ai entendu mes parents demander que les amis cherchent dans leurs poches pour trouver des pièces afin de pouvoir continuer à cuisiner.... nous aimions les amis de nos parents, Rodolphe-Théophile Bosshard, Casimir Raymond, Lélo Fiaux, Henriette Grindat, Robert et Jeanne-Marie Farvarger, Marcel et Anne-Marie Poncet, Armand Forel, Marco Gilliard etc.....

Enfants, nous étions familiarisé avec ce système d'argent, on trouvait cette horloge à gaz presque chez tous les amis de mes parents. Je me souviens que cet événement se produisait également souvent à Riez chez Rodolphe-Théophile Bosshard chez qui nous allions tous les dimanches après-midi, lorsque sa femme préparait le repas du soir....

Notre cuisine était très grande, nous pouvions facilement manger 12 personnes autour d'une grande table, il y avait des rayonnages remplis de livres d'histoires, de philosophie, de sculptures, des peintres, de géographie, de musique, des dictionnaires... achetés aux puces, une grande cartes des métros parisiens était fixée au mur; Portes des Lilas, Porte Maillol, Palais Royal.....nous adorions mémoriser ces noms!

Nous faisons nos leçons à la cuisine après un goûter pris souvent en lisant des bandes dessinées des années 1920 que notre père nous rapportait de la Maison du Vieux; l'histoire des indiens, des trappeurs au Canada, etc... ma grand-mère faisait le repassage pendant que mon grand-père préparait des confitureries ou des biscuits...

Il y avait un très grand fourneaux en fonte à gaz; aujourd'hui une antiquité....12 feux et 3 fours ! Nous aimions confectionner des plats sous la surveillance bienveillante de notre mère Louky.

A coté de la fenêtre nous avions un beau petit vaisselier d'origine du Pays D'en Haut avec des petits tiroirs remplis d'épices précieuses et odorantes; cannelle, curry, safran, poivre ....une niche pour garder le pain et deux petites vitrines avec un fermoir ancien en bois....

Il y avait une cheminée parisienne dans une très grande pièce lumineuse appelée la pièce de musique avec le piano et le violon de mon père, cette pièce était remplie d'instruments de musique.

Marie-Christine, Jean-Marie et Martine avec Victor Desarzens notre père.

Victor Desarzens joue du Violon sous les regard attentifs de ses enfants……

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  • Nicolas Ogay

    Beau témoignage, merci pour cette jolie histoire familiale! Vivre de la musique n'était pas toujours facile à l'époque, non?

  • Martine Desarzens

    Il est vrai que mes parents ont "mangé" de la viande enragées durant pas mal d'années... Ces années 1940-1950 ont été des années de grande solidarités entre les artistes, les personnes, les écoles et les institutions.... Un important mouvement d' artistes se retrouvaient autour de projet culturels romands très riches, mais chacun était pauvre d'avoir choisi ce métier !!! Mais quelle richesse d'avoir vécu une telle enfance !

  • Pierre-Marie Epiney

    Quelle belle évocation ! Merci Martine.

  • Martine Desarzens

    Merci à vous cher Pierre-Marie.

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