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Georges Albert Clerc, horloger, pasteur libriste puis homéopathe

Georges Albert Clerc, horloger, pasteur libriste puis homéopathe

1878
Charles Richard Genève
collection Chollet Moudon

Portrait du photographe genevois Charles Richard dont l'atelier se trouvait au Grand Quai, près du Pont des Bergues. Georges Albert Clerc est originaire du Val de Travers, où après avoir été horloger puis pasteur libriste, il s'est fixé à Môtiers en y fondant le Dispensaire Homéopathique de Môtiers vers 1880 et en rédigeant un livre présentant à ses patients "les Remèdes Electro-homéopathiques du Comte Mattei" (1809-1896)

La médecine pratiquée par Georges Albert Clerc appartient à ce que l'on appelle médecine alternative, médecine douce, médecine de la personne en l'opposant à la biomédecine fondée sur la méthode scientifique.

Il faut se souvenir que nous sommes dans la seconde moitié du XIXe s, que la médecine officielle n'est pas à l'abri des critiques et qu'elle est encore loin de la maîtrise qu'elle a acquise durant le XXe s. Les progrès pharmaco-thérapeutiques n'en sont qu'à leur début. Dans le domaine infectieux, Louis Pasteur (1822-1895) ne fera progresser la médecine qu'à partir de 1877, en contribuant à l'acquisition extraordinaire qu'est l'identification des microbes, et découvrant des sérums et des vaccins efficaces (contre la rage par exemple), révolutionnant la thérapeutique et l'hygiène publique. Robert Koch (1843-1910) découvre le bacille de la tuberculose en 1882 et l'agent du choléra en 1883.

Mais les valeurs défendues par le pasteur Clerc étaient de nature philanthropique. Son expérience de thérapeute s'était enrichie de résultats favorables sur lesquels il fonda sa confiance. Il resta lucide sur la relativité des causes de guérison et convaincu, dans le traitement d'un grand nombre de maladies, de l'immense rôle de la suggestion et du bon effet de la méthode expectante, celle qui laisse faire beaucoup à la nature et qui emploie des moyens peu agressifs et peu nombreux, par opposition à la médecine agissante, qui emploie des remèdes énergiques et plus ou moins nombreux.

J'ai beaucoup profité de la lecture du livre "La vraie nature de l'homéopathie" de Thomas Sandoz . Ce texte représente, à mes yeux, un parcours particulièrement clairvoyant des nombreuses facettes de ce sujet complexe. L'analyse systématique de Thomas Sandoz finit par bien dégager les différents rouages impliqués dans la demande de soulagement de l'homme souffrant et ceux utilisés par le soignant. Je pense que la médecine alternative et la médecine orthodoxe ne tirent guère de profit en s'opposant, elles pourraient profiter d'un rapprochement si elles étaient capables de découvrir ce qui les apparentent, les très nombreux mécanismes physiologiques et neuro-psychologiques impliqués dans la guérison des maladies.

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