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Lundi du jeûne fédéral; le gâteau aux pruneaux et le comptoir suisse Repérage

16 septembre 2013
Lausanne
Martine Desarzens
Martine Desarzens

Pourquoi la tarte aux pruneaux est devenue le symbole du jeune fédéral ?

Ce matin en préparant ma pâte pour le gâteau aux pruneaux j'ai évoqué un souvenir d'enfance lié au gâteau aux pruneau et au comptoir suisse !

Lorsque j'étais enfants j'ai passé presque tous mes week-end du jeûne fédéral chez mes grands-parents paternels. La plupart du temps mon père était invité en Italie comme chef invité pour diriger des orchestres italiens.

Palerme : à la Villa Igea le 20 et au Théâtre Massimo

*Victor Desarzens devant deux affiches annonçant ler concert donné à la tête de l'Orchestra del Communale (di Bologna) au Teatro Communale de Bologne.

Au programme; Mozart, Schumann, Debussy et Ravel.

Victor Desarzens était souvent invité comme chef en Italie. Les italiens aimaient beaucoup ce chef Suisse qui le leur rendait bien.

Notre père adorait l'Italie, il parlait très bien leur langue.*

Ma mère Louky accompagnait toujours mon père.

Ma sœur et mon frère ainé allaient chez mes grands-parents maternels

Marie-Christine ma soeur ainée et Jean-Marie, mon frère; les deux ainés.....

et ma petite sœur et moi; les deux petites...., allions chez les parents de mon père.

Isabelle sur les genoux de mon grand-papa Desarzens et moi-même tout à droite; les petites.....

Cette tradition familiale tombait lors de la foire du Comptoir Suisse.

Photo de Notre Histoire.

Mes grands parents adoraient cette journée comptoir, tout le week-end ma grand-mère en parlait avec mon grand-père, ils s'organisaient; ma grand-mère donnait mille recommandations à mon grand-père; ne pas rester trop longtemps aux caves, ne pas boire d'alcool, préférer un bouillon, rapporter des échantillons pour les petites et pour elle ! Elle recommandait à mon grand-père ne pas fumer avec ses amis etc….elle préparait les habits du dimanche de mon grand-père, le dimanche elle vivait avec des bigoudis sur la tête….le lundi matin ma grand-mère nous faisait nous lever très tôt, ma sœur et moi devions entrer à tour de rôle dans un bain, nous faire savonner, laver les cheveux, puis rester des heures sans bouger pour que ma grand -mère nous fassent des boucles anglaises, nous connaissions ce « supplice annuel»et n'avions aucune idée de révolte ! …arrivés au Comptoir Suisse, mon grand père partait de son côté pour rejoindre l'association des boulangers et confiseurs, puis visiter le stand des paysan pour voir les animaux chevaux, vaches, taureaux, etc….et comme ancien lutteur suisse il rejoignait également cette corporations sportive de Château d'Oex !

Ma grand-mère nous emmenait visiter le stand des fleurs et légumes, goûter le miel de montagne, boire un verre de lait, visiter le stand des paysannes du Pays d'en Haut, puis nous nous retrouvions avec mon grand-père au stand des femmes abstinentes boire un thé et manger un morceau de tarte aux pruneaux !

Enfin, nos grands-parents nous emmenaient voir les animaux, les outils les tracteurs, etc….nous adorions passer ce moment dans le secteur de la paysannerie! On rentrait à pieds chargé de pruneaux, de paquets de caramels à la crèmes, des miniatures de produits, Ovomaltine, bouillons cubes, Maggi, des jeux Knorr avec le petit bonhomme, tc....pour notre magasin, des revues de jardinage et de batterie de cuisine etc….

Arrivés à la maison mon grand-père, Charles Desarzens préparait la pâte à gâteaux puis faisait une grand tarte aux pruneaux que nous mangions avec nos parents qui venaient nous chercher.

Charles Desarzens, photo Isabelle Desarzens, photographe.

Quelques pistes de cette tradition, extraits du site: Traditions vivantes, Patrimoine Vaudois

Les journées de prière et de pénitence trouvent leur origine dans la Bible. C'est "lors de la crise du bas Moyen Age qu'elles firent leur apparition dans les débats de la Diète fédérale". Que ce soit pour cause de guerre, d'épidémie, de disette ou en action de grâce (pour remercier, par exemple, d'avoir été épargné par une guerre), des jeûnes ont été ordonnés tant par les cantons catholiques que protestants.

Le premier Jeûne fédéral remonte au 8 sept. 1796 : on craignait la menace révolutionnaire. Mais c'est en 1832 que la Diète fixe un jour précis (le 3e dimanche de septembre) accepté par tous les cantons (à l'exception des Grisons jusqu'en 1848 et de Genève jusqu'à aujourd'hui).

Si le Jeûne a participé à la consolidation de la Suisse de 1848 et "coïncide avec l'ouverture de la session d'automne du Parlement", sa date "n'a pas d'autre rôle dans le droit fédéral." (Cf. V. Conzemius, Dictionnaire historique de la Suisse, article "Jeûne").

Les cantons protestants de Suisse romande (VD, NE et GE) ainsi que le district du Lac (FR) perpétuent au Jeûne la tradition de la tarte aux pruneaux. Constituant à l'origine l'entier du repas de midi, elle n'en est le plus souvent aujourd'hui que le dessert.

Le recensement du Patrimoine culinaire suisse dit ignorer la date exacte de l'association de cette tarte avec le Jeûne, mais propose le début du XXe s. Et souligne que cette tradition est encore très vivace. Voir :http://www.patrimoine.vd.ch/traditions-vivantes/pratiques-sociales/automne/jeune-federal/

et aussi ; En raison du jeûne, les repas étant réduits au minimum, les auberges restaient le plus souvent fermées. Pour que les femmes et les domestiques puissent participer au culte, des tartes étaient préparées et cuites la veille pour remplacer le repas. C'est ainsi que naquit la tradition de la tarte aux pruneaux, initialement la seule collation de la journée, avant de devenir bien souvent le point d'orgue d'un repas. Source Wipikedia.

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  • Anne-Marie Martin-Zürcher

    Merci et bravo chère Martine pour votre superbe reportage sur le Jeûne Fédéral. Dans notre famille c'est également la tradition de faire le gâteau aux pruneaux ce jour-là. Tout le monde s'en régale bien entendu et il est quasiment impensable de passer cette journée sans ce succulent dessert. J'adore. Cordiales salutations.

  • Martine Desarzens

    Chère Anne-Marie, je vous remercie de cet aimable commentaire. Nous avons partagé le gâteau aux pruneaux en famille pour le dessert ! Cordiales salutations.

  • Monique Ekelof-Gapany

    Très intéressant et vivant documentaire. Enfin, je vais pouvoir expliquer à mes amis le rapport entre la tarte aux pruneaux et le Jeune Jeune fédéral ! merci!

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