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W.A. Mozart, Requiem KV 626, J. Krips, juin 1950, Decca

10 juin 1950
Disques Decca
René Gagnaux

**Wolfgang Amadeus MOZART, Requiem en ré mineur pour soli, choeur et orchestre, KV 626, Walther LUDWIG, ténor, Harald PROGLOF, basse, Werner PECH, partie de soprano, Hans BREISCHOPF, partie d'alto, Sängerknaben, Wiener Hofmusikkapelle, Josef KRIPS, 10 et 11 juin 1950, Musikvereinsaal, Wien, Decca Ace of Clubs ACL 39

Le Requiem de Mozart est l'une de ses dernières oeuvres, elle est restée inachevée. Elle fut complétée après son décès par Franz Xaver Suessmayr, sur la demande de Constance, la veuve du compositeur. Pour plus de détails, voir par exemple cette page en français de Wikipedia.

Vous pouvez lire le texte latin et sa traduction en français à cet endroit d'une page de mon site: une bonne compréhension du texte est en effet très importante afin de pouvoir mieux apprécier l'oeuvre, ainsi que son interprétation.

La partition peut être téléchargée sur cette page du site de l'IMSLP, le site du Mozarteum en propose à partir de cette page une analyse en allemand.

La photo illustrant ce fichier a été prise lors d'un concert avec la «HOFMUSIKKAPELLE» et les «SÄNGERKNABEN» de Vienne -** pas en Suisse, mais en Autriche... **- sous la direction de Josef KRIPS, donné à Genève, Victoria-Hall, le jeudi 11 février 1954 - une photo de Elfriede Hanak, Vienne, publiée dans le livre «Pas de musique sans amour» de Harrietta Krips, illustration No 55. Une particularité à souligner: on y voit - sur le devant de la scène - deux solistes des «Sängerknaben», qui tenaient les parties de soprano et d'alto. Pour le programme de ce concert voir cette photo http://www.notrehistoire.ch/group/josef-krips/photo/65275/, un extrait du Journal de Genève du 29 janvier 1954, page 8, rendu accessible grâce à la splendide banque de données de «LE TEMPS - Archives Historiques - Une initiative soutenue par Bibliothèque nationale suisse | Bibliothèque de Genève | Bibliothèque de Lausanne | Fondation de Famille Sandoz | Mirabaud & Cie | PubliGroupe», dont je ne soulignerai jamais assez l'excellente qualité!

Mais, hélas, seule la Messe du Couronnement KV 317 a été diffusée à la radio autrichienne, pour la première fois en janvier 1955, les autres oeuvres n'ont peut-être pas été enregistrées, ou les enregistrements ont disparu.

À défaut de ne pouvoir disposer d'un enregistrement du Requiem de ce concert, je vous propose celui fait 4 ans auparavant avec les mêmes ensembles - mais d'autres solistes - pour le disque: les 10 et 11 juin 1950 Josef KRIPS, la «Wiener Hofmusikkapelle» et les «Sängerknaben» enregistrent cette oeuvre pour Decca, dans la salle du «Musikverein» de Vienne.
Pour les parties de la soprano et de l'alto Josef Krips avait également choisi deux «Sängerknaben», deux enfants avec des voix absolument superbes: Werner Pech pour la partie de soprano et Hans Breischopf pour la partie de l'alto (il ne s'agit certainement pas des deux enfants solistes que l'on voit dans la photo illustrant ce fichier, car ils auraient été trop jeunes). Le ténor est Walther Ludwig, la basse Harald Proglof. La prise de son est superbe, comme à l'époque c'était généralement le cas avec les équipes de Decca, magnifiquement équilibrée.

Voir cette photo http://www.notrehistoire.ch/group/josef-krips/photo/65277/ pour un extrait du verso de la pochette du disque, avec la distribution et le détail des mouvements.

Un extrait d'un commentaire de Pierre Brunel publié dans la revue Harmonie-Musique Panorama, juillet-août 1984, lors d'une réédition sur disque en 1984, cité d'après le livre «Pas de musique sans amour», page 302:

"[...] Voici un bouquet d'enregistrements mozartiens dont certains étaient devenus introuvables et qui avaient besoin d'être rajeunis. Ils datent de 1950. Leur mérite commun est de nous rappeler quel chef mozartien exemplaire fut Josef Krips. À chaque instant, on est émerveillé par la justesse des tempos, la clarté du discours et des plans, et surtout par un modelé qui est aussi un modèle de tendresse. Ce Mozart-là est le plus beau, car il est le plus naturel.
Le Requiem est aussi de toute beauté, dans un climat de ferveur et de pureté qui n'a peut-être jamais été atteint. Les voix d'enfants sont lumineuses, et celles des deux petits solistes sont particulièrement émouvantes (et justes, ce qui n'est pas toujours le cas).
[...]"

L'enregistrement parait pour la première fois aussi bien sur 78 tours - 7 disques Decca Great Britain D.AX 366/72 - que sur 33 tours - deux disques 25 cm Decca LX 3030 et 3031 resp. London LPS 230 et 231 (que l'on retrouve par exemple mentionnés en page 804 du 1er supplément au WERM 1950), puis est réédité sur divers 33 tours, dont le disque ACL 39, paru vers 1958.

Les deux exemplaires de ce disque ACL 39 - photo de la pochette:** **http://www.notrehistoire.ch/group/josef-krips/photo/65276/ - utilisés pour cette restauration viennent de la collection de Daniel Achache, en France, qui les a lui-même numérisés et m'a envoyé les fichiers pour restaurer le tout: je le remercie très chaleureusement pour sa générosité.

Le disque gratte certes un peu par endroits, surtout au début de chaque face, mais - comme d'habitude - j'ai préféré ne pas utiliser de filtres ou autres, ceci étant généralement trop subjectif, trop souvent au détriment de la qualité de la musique.

Wolfgang Amadeus Mozart, Requiem für Soli, Chor und Orchester d-Moll, KV 626, Walther Ludwig, ténor, Harald Proglof, basse, Werner Pech, partie de soprano, Hans Breischopf, partie d'alto, Sängerknaben, Wiener Hofmusikkapelle, Josef Krips, 10 et 11 juin 1950, Musikvereinsaal, Wien, Decca Ace of Clubs ACL 39

I. INTROITUS Requiem aeternam, Adagio (env. 3:18), II. KYRIE ELEISON, Allegro-Adagio 07:45/07:45

III. SEQUENZ 1. Dies Irae, Allegro assai, 2. Tuba mirum, andante 05:37/13:22, 3. Rex tremendae majestatis, Grave 02:59/16:21, 4. Recordare, Andante 05:21/21:42, 5. Confutatis maledictus, Andante 03:05/24:47, 6. Lacrimosa dies illa, Larghetto 03:53/28:40

IV. OFFERTORIUM 1. Domine Jesu Christe, Andante con moto, 2. Hostias et preces, Andante - Andante con moto 08:51/37:31

V. SANCTUS 1. Sanctus Dominus Deus Sabaoth, Adagio - Allegro 01:49/39:20, 2. Benedictus, Andante - Allegro 05:13/44:33

VI. AGNUS DEI, Larghetto, VII. COMMUNIO Lux aeterna, Adagio - Allegro 09:32/54:05** Les minutages indiqués sont les durées nettes/cumulées à la fin des divers mouvements. ACL 39, ARL 4322/3 -> WAV -> léger à moyen DeClick avec ClickRepair, des réparations manuelles -> MP3 320 kbps, le tout effectué par moi-même: l'enregistrement est donc de ce fait libre de droits d'autres personnes ou sociétés, le disque étant paru pour la première fois il y a plus de 50 ans (droit voisin), et le compositeur et autres ayants droits décédés il y a plus de 70 ans (droit d'auteur).

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  • Martine Desarzens

    Et bien ma fois quel beau dimanche avec cette merveilleuse interprétation du Requiem de Mozart...j'en ai la chaire de poule d'émotion ! C'est si beau et émouvant ! Le Sanctus est si fort; ces voix d'hommes et de femmes....splendide ! Je me rem,anse s'il y a également les voix d'enfants dans ce Sanctus.... Il me semble reconnaitre ces deux voix d'enfants dans l'Agnus Dei Et merci pour la photo noir/blanc, mes préférées.... Une fois de plus votre description est si intéressante. Oui pas de musique sans amour....merci à Pierre Brunel !

  • René Gagnaux

    Merci pour votre commentaire, chère Martine, qui me fait très plaisir! Il n'y a aucunes voix de femmes dans cet enregistrement, c'est ce qui fait sa particularité, ce qui lui donne ce caractère céleste: le soliste enfant tenant la partie de soprano a une voix absolument merveilleuse, par endroits on a de la peine à croire qu'il ne s'agit pas d'une soprano. Et le choeur est formé exclusivement de garçons. Je pense que c'était intentionellement que Josef Krips utilisait des voix d'enfants, et je trouve qu'il a tout-à-fait raison. C'est toutefois difficile de trouver des voix d'enfants tellement parfaites. Gil Frossard va voir Madame Krips demain: peut-être qu'il pourra nous donner plus de précisions sur ce choix.

  • Martine Desarzens

    Cher René, merci, votre commentaire est si intéressant ! Je n'ai jamais entendu cela, mais je le comprend si bien. Ces voix d'enfants sont sublimes. Passionnant. Peut-être bientôt des informations......

  • Sylvie Bazzanella

    De l'émotion à l'état pur ♥

René Gagnaux
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1 juin 2014
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