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Eumélie

Eumélie

© Collection Anne-Dominique Genoud
Michel Savioz

Sympathique paysanne d'Ayer, Mme Eumélie Crettaz.

Voici une jolie petite histoire, sans lien direct avec l'image. ÉTRANGE ÉPIZOOTIE, 150 bêtes abattues

ANNIVIERS. Dans la journée de mercredi une épizootie s'est déclarée un peu partout dans le val d'Anniviers. Celle-ci n'a pas atteint le gros bétail mais seulement les chèvres. On a reconnu la maladie au changement de couleur du pelage des bêtes. Plusieurs vétérinaires de la région se sont rendus immédiatement sur place et ont pris les mesures nécessaires. Cent cinquante bêtes ont dû être abattues. Les mesures de sécurité prises resteront en vigueur pendant une quinzaine de jours. A l'heure actuelle, les causes de l'épizootie sont encore inconnues.

Nouvelliste du Rhône, 16 octobre 1964

L'ÉTRANGE ÉPIZOOTIE N'EST QU'UNE MAUVAISE PLAISANTERIE

Le « Nouvelliste du Rhône » de hier a annoncé qu'a la suite d'une étrange épizootie dans le Val d'Anniviers, 150 chèvres avaient dû être abattues. Cette nouvelle est absolument fausse et nous regrettons, surtout pour les Anniviards, d'avoir été induits en erreur. Nous avons déjà dit ici l'importance que nous attachions à une information sérieuse. La rédaction centrale de Sion ne pouvant pas contrôler tout ce qui vient des divers points du canton durant la nuit, charge de cette responsabilité majeure chaque rédaction régionale. Jeudi après-midi, deux habitants de Vissoie, MM. Bernard Crettaz ct Bernard Zufferey, ont apporté cette nouvelle à la secrétaire de rédaction de Sierre. C'est M. Crettaz qui lui a dicté le texte avec la seule différence qu' 'il avait parlé d'« épidémie » au lieu d'épizootie . Il était d'autant plus facile de tromper cette jeune fille que M. Crettaz ne lui est pas inconnu, lui ayant déjà donné une ou deux informations. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle n'a pas pensé contrôler l'authenticité de ce texte auprès d'un vétérinaire de la vallée. Cette nouvelle nous étant parvenue à Sion, sous pli, peu avant minuit, il nous fut également impossible de la vérifier. Lorsque l'on est étudiant universitaire, on devrait au moins savoir distinguer entre une bonne et une mauvaise plaisanterie. Celle-ci fait un tort certain aux éleveurs de petit bétail du Val d'Anniviers. Subséquemment elle en fait à la rédaction sierroise et à notre journal en général. C'est d'ailleurs pour cela que nous réservons tous nos droits quant à ses conséquences.

Nouvelliste du Rhône, 17 octobre 1964

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