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J.S. BACH, Concerto italien, BWV 971, Isabelle NEF, 1961

1961
Concert Hall / Musical Masterpiece Society pour l'audio, René Gagnaux resp. sources indiquées pour texte et photos
Concert Hall / Musical Masterpiece Society pour l'audio, René Gagnaux resp. sources indiquées pour texte et photos

Dans la deuxième partie de la «Klavierübung» (BWV 971 et BWV 831), le Concerto dans le goût italien en fa majeur et la Partita en si mineur (Ouverture à la Française) sont côte à côte et se répondent, comme pour illustrer - avec quelle science et quel art - la manière italienne et la manière française que beaucoup s’efforçaient d’opposer. Johann Sebastian Bach avait, suivant en cela une pratique courante, presque une mode, transcrit quelque vingt-deux concertos d’auteurs italiens ou italianisants quand il composa son propre concerto „italien“. Paradoxalement, il l’écrit pour un seul instrument, un clavecin à deux claviers, sans orchestre.

"[...] Le premier et le troisième mouvement, de forme ritournelle, imitent l’opposition classique entre orchestre et soliste, „grosso“ et „concertino“, Jean Sébastien Bach désignant les deux interlocuteurs, les deux plans sonores, par les termes „forte“ et „piano“. L’imbrication habile et savante des motifs (plus particulièrement dans le premier mouvement), plutôt qu’une réelle opposition de ceux-ci, crée une forte homogénéité de composition qui n’étonne pas, venant du grand Bach. L’andante central en ré mineur, écrit d’un seul souffle sur une basse obstinée, est d’une formidable richesse harmonique et ornementale. Bach, dont c’est l’unique contribution au genre, dépasse ici et de loin les plus réussis des concertos du début du XVIIIe siècle. [...]" cité d'un texte d'Odile BAILLEUX, juin 1989.

Dans ce concerto, Bach a "[...] porté à une rare perfection la forme tripartite. On ne sait ce qu'il faut admirer le plus, la diversité et l'homogénéité du langage, la justesse des proportions ou l'étonnante unité de style. [...] Le premier mouvement est d'une forme qui fait songer à Vivaldi, avec de vigoureux tutti ouvrant et concluant les périodes comme chez le grand Italien.

Le mouvement central, qui est l'un des plus beaux qui soient sortis de la plume de Bach, présente un remarquable usage de pédales graves donnant l'illusion du soutènement des cordes, alternant avec les pulsations régulières des parties intermédiaires à deux voix, pendant que se déroule une inoubliable cantilène.

Le Final est un presto éblouissant, où l'interprète peut tout à loisir montrer de quelles «prouesses» il est capable. [...]" cité du texte de Luc-André MARCEL publié au verso de la pochette du disque SMS 2257

Selon la discographie de Michael GRAY les enregistrements des BWV 1055, 1056 et 971 datent de 1961; il n'est toutefois pas indiqué si la Fantaisie BWV 906 a été enregistrée dans la même période. Le tout est paru en mono sur MMS 2257 et en „Synchro Stéréo“ sur SMS 2257. Dans le début des années 1960, „Synchro Stéréo“ était la dénomination souvent utilisée par „Concert Hall / Musical Masterpiece Society“ pour une mono transformée électroniquement en stéréo: pour ce disque, l'enregistrement d'origine a peut-être été vraiment fait en stéréo, difficile à déterminer. Mais qu'importe, l'interprétation d'Isabelle NEF reste superbe.

Isabelle NEF avait enregistré le BWV 971 une première fois une dizaine d'années plus tôt pour le label Oiseau-Lyre, voir cette page de mon site.

À noter que ce disque a été gravé et pressé en Suisse, chez Turicaphon, Riedikon ZH, formellement reconnaissable au sigle 'TU' imprimé au bas de l'étiquette et gravé sur le disque avec la désignation de la matrice.

Pour cette présentation, j'ai préféré utiliser le transfert effectué par l'internaute-mélomane «vakatov» - son disque est un exemplaire de l'édition parue en France chez la Guilde Internationale du Disque, en nettement meilleur état que le mien - et publié sur le forum intoclassics.net: je le remercie pour sa générosité. Aussi bien son disque que son repiquage sont d'excellente qualité, je n'ai eu que très peu à faire pour le restaurer.

L'enregistrement que vous écoutez ...

Johann Sebastian Bach, Concerto italien, ou «Concerto dans le goût italien», en fa majeur, BWV 971, Isabelle Nef, 1961

  1. Allegro 04:21 (-> 04:21)
  2. Andante 05:09 (-> 09:30)
  3. Presto 03:50 (-> 13:20)

Provenance: SMS 2257

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  • Renata Roveretto

    ....une très douce vivacité laquelle j'aime, j'admire et en des mots tout simples " je l'adore " !

    • René Gagnaux

      Merci pour votre commentaire! Pour moi aussi, c'est l'un des plus beaux enregistrements d'Isabelle Nef. Ce qu'elle arrive à exprimer par son jeu est tellement plein de nuances, tellement chatoyant, qu'on a souvent de la peine à croire qu'il n'y a qu'un seul instrument!

René Gagnaux
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3 octobre 2020
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