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Claudio MONTEVERDI, Il combattimento di Tancredi e Clorinda, Hugues CUÉNOD, Dora ABEL, Derrik OLSEN, Radio Zurich Orchestra, Walter GOEHR, env. 1950

1950
Disques Concert Hall Society
René Gagnaux

Il combattimento di Tancredi e Clorinda (SV 153, Le combat de Tancrède et Clorinde) est une oeuvre de Claudio Monteverdi. Sa première représentation eut lieu lors du carnaval de Venise de 1624 chez le sénateur Girolamo Moceningo, protecteur du musicien. Il est inclus dans son huitième et dernier livre de madrigaux, dit Madrigali guerrieri e amorosi (madrigaux guerriers et amoureux) publié en 1638.

La courte présentation publiée au verso de la pochette:

L'orchestre est - dans la version originale - assez réduit, un clavecin, quatre «viole da brazzo» (violons) soprano-alto-ténor et basse et une viole de gambe contrebasse. Des trois personnages - Testo (Le Narrateur), Tancrède et Clorinda - seul le Testo est présent dans la presque totalité de l'oeuvre, les rôles de Tancrède et Clorinde étant réduits à quelques répliques seulement.

Le narrateur (Testo) raconte donc le combat de Tancrède, preux chevalier, contre Clorinde, une belle païenne dont il est amoureux, déguisée en soldat. Tancrède, après un duel acharné, la transperce de son épée. Son dernier souffle exprime sa nouvelle foi au dieu chrétien et elle pardonne à son agresseur. Il la reconnaît, devient ivre de douleur. Elle expire, apaisée.

L' enregistrement qui vous est proposé ici est un vrai petit bijou, une petite merveille, avec l'incomparable Hughes Cuénod, ce diable de musicien..., dans le rôle du Testo, alors qu'il était encore jeune (seulement environ 50 ans...) et deux autres interprètes également suisses: Derrik Olsen et Dora Abel. C'est - à ma connaissance - le seul enregistrement publié d'Hughes Cuénod dans cette oeuvre.

Ce disque CHS Release F-5 a une particularité qui en fait un splendide disque de collection: c'est un disque en vinyle rouge, translucide:

Je n'ai pas encore pu trouver la date d'enregistrement exacte. Le disque est paru au plus tard vers 1950...1951, étant donné qu'il est mentionné dans le 2e Supplément 1951-1952 du WERM. Cet enregistrement a été l'un des premiers de cette oeuvre dans sa quasi-intégralité (le premier de l' histoire du disque étant celui fait sous la direction de Ruggero Gerlin, avec - entres autres - Max Meili et Martha Angelici, AS. 141/3, Anthologie sonore, France)

Sur ce disque cette oeuvre est couplée avec une autre oeuvre de Monteverdi (la Sonata Sopra Sancta Maria, pour choeur et orchestre, le chef d'orchestre Walter Goehr dirigeant l'Orchestre Symphonique de Winterthur - ce qui nous ramène en Suisse Romande, l'Orchestre Symphonique de Winterthur ayant été dirigé pendant bien des années par Victor DESARZENS).

L'enregistrement aurait été réédité plus tard sur le MMS 3008 de la Guilde Internationale du Disque - selon les données de la BNF, ainsi que de medieval.org:

Un extrait de la photo de l'étiquette recto du disque MMS 3008 citée de cette page du site de la BNF

Le MMS 3008 - avec cette oeuvre - a donc bien existé, du moins en France. Je n'ai pas trouvé d'autres traces de ce disque MMS 3008 (MMS = Musical Masterpiece Society, la branche bien connue de Concert Hall): les MMS entre 3000 et 3079 sont tous des rééditions d'autres disques du catalogue Concert-Hall, ne sont donc souvent pas inclus dans les divers catalogues, peut-être qu'il est paru seulement en France?

Le texte en italien et sa traduction en français (une traduction de Guy Laffaille) peuvent être consultés sur cette page du site www.lieder.net.

Au début - les premières minutes - l'enregistrement ne suit toutefois pas l'original, est plus ou moins adapté, certainement afin de donner un disque 'grand public'. À cette époque - années 1950 - on ne voulait certainement pas trop "fatiguer" l'auditeur par une trop longue oeuvre: il ne faut pas oublier que Monteverdi était alors assez sérieusement tombé dans l'oubli. Pour beaucoup la musique de Monteverdi était quelque chose de tout nouveau, une renaissance. Il devint ensuite de plus en plus connu, le génie de ses compositions fut enfin reconnu par tous.

À partir du "Non vol Tancredi ch'ebbe a piè veduto" - deux minutes après le début - l'enregistrement suit assez bien le texte d'origine. Il y a quelques coupures, peut-être dues aussi aux contraintes de la place prévue sur le disque: la technique de cette époque - années 1950 - ne permettait de mettre qu'une vingtaines de minutes par face du disque, si l'on ne voulait pas produire un disque trop coûteux.

La traduction en français de Guy Lafaille permet cependant de mieux comprendre ce qui est chanté. Il est en effet très important de bien comprendre ce que conte le narrateur - Hugues Cuénod - car celà permet d'encore mieux savourer ce qu'il raconte et chante, une interprétation absolument magistrale, superbe, très nuancée, d'une diction tellement parfaite!

La photo ci-dessous reproduit le texte exact utilisé dans cet enregistrement, tel que publié au verso de la pochette du disque: cliquer sur la photo pour une vue agrandie:

L' enregistrement que vous écoutez...

Claudio Monteverdi, Il combattimento di Tancredi e Clorinda (SV 153: MADRIGALI VIII - 8. Il combattimento di Tancredi e Clorinda), Hugues Cuénod, ténor (Testo, Le narrateur), Dora Abel, soprano (Clorinda), Derrik Olsen, baryton (Tancredi), Radio Zurich Orchestra, Walter Goehr, CHS Release F-5, première publication vers 1950-1951 (23:54)

Provenance: CHS Release F-5, CHFL-5-Pt1 EI-LKC-3907-1 / 1D

Étiquettes recto et verso du disque

Extraits du texte publié au verso de la pochette du disque:

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