Chope à bière Zofingienne / 1853 à 1876

Chope à bière Zofingienne / 1853 à 1876

25 décembre 1886
Inconnu
Société de Zofingue Section neuchâteloise

Dans les traditions des Sociétés d'étudiants, la bière joue un rôle important d'échange, de convivialité. Cette chope a été offerte à Noël 1886 par Alphonse Evard (1863-1927), qui sera pasteur à Firminy à Paul Dumont (1867-1907) qui sera pasteur à Cortaillod. Il s'agit peut-être d'un cadeau d'un "pater" zofingien à son "filius".

Troisième et dernière reconstitution de Zofingue en 1859*

La période de 1854 à 1859 est pénible pour les étudiants républicains neuchâtelois. Le parti royaliste désespérant de restaurer l'ancien régime, d'avant la révolution de 1848, préparait et tentait la contre-révolution de 1856. Quand la poussière fut retombée, que le mouvement royaliste et la répression républicaine qu'il provoqua furent passés et que le roi de Prusse eut renoncé à ses droit sur Neuchâtel, un nouvel élan en faveur de la république se manifesta parmi les étudiants. En 1858 et 1859, plusieurs participent aux commémorations du 1er mars 1848, ce qui est plutôt mal vu dans la communauté estudiantine. Cela les conduira à vouloir se grouper à nouveau sous la bannière zofingienne pour pouvoir être résolument à nouveau Suisse et républicain.

La participation des certains bellettriens à la célébration du 1er mars 1859 a donné lieu à des injures et des tensions et a conduit dès le 3 mars à la démission des bellettriens concernés et à la constitution d'une section zofingienne. Si la Société neuchâteloise de Belles-Lettres fut fondée en 1839 par des Zofingiens démissionnaires, celle de Zofingue en 1859 le fut par des Bellettriens démissionnaires.

Entrée de Belles-Lettres dans Zofingue, en 1863*

La question de savoir s'il on pouvait être sans problème Zofingien, citoyen neuchâtelois et patriote suisse était réglée. Aussi en 1863, tous les Bellettriens de Neuchâtel se décidèrent à entrer à Zofingue avec armes et bagages à l'unanimité des membres de la Société le 4 juin 1863. Les archives de Belles-Lettres furent ainsi incorporées à celles de Zofingue. Les membres furent incorporés sans candidature et sans finance.

Les honoraires de Belles-Lettres n'ayant pas été consultés, les quatre membres démissionnaires avant la fusion y trouvèrent un appui pour constituer une nouvelle Société de Belles-Lettres, ce qui fut fait trois mois après. Cette nouvelle société pris un essor considérable et devint la rivale de Zofingue. Les Zofingiens ne considérant pas que cette société était l'héritière de l'ancienne Belles-Lettres, ils gardèrent les archives de Belles-Lettres, les ayant reçues légitimement avec les membres actifs de la Société lors de leur entrée en 1863. Pour mettre un terme à la dispute des archives, celles de la période 1839-1863, il a été décidé de les donner à la Bibliothèque de l'Académie, à l'exception du drapeau qui fut offert à la Société de Belles-Lettres en séance publique. Cela permit à la Société de Zofingue de continuer à prospérer et de recruter de nouveaux membres, conformément à la devise de symbolisée dans son Zirkel : "Vivat, Crescat, Floreat", "Qu'elle vive, croisse et fleurisse".

Cet accroissement du nombre de membres permit aussi la création de l'Association des Vieux-Zofingiens, le 27 juillet 1876.

*tiré de l'ouvrage "Notes historiques et catalogue des membres" publié à l'occasion du cent-cinquantième anniversaire de la Zofingue neuchâteloise en 1973.

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Stéphane Thurnherr
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20 février 2023
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