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Repérage
Départ des filleuls de guerre_171

Départ des filleuls de guerre_171

28 septembre 1946
Renée Flohr-Champendal
Claire Bärtschi-Flohr

Sur la terrasse de l'Orangerie, Claire, Ninon, Marinette posent avec Georges Guillaume Davidovics (né le 24 novembre 1937 à Neuilly sur Seine, le plus grand des deux garçons) et son frère Daniel, qui repartent à Paris après leur séjour chez nous, en Suisse. Nous allons les conduire à Annemasse où leur mère les attend; elle n'a pas de papiers pour entrer en Suisse.

Admirez les beaux bérets.... et toujours, les noeuds.....

Quand je vous disais que Maman adorait nous habiller de robes toutes pareilles. En vieillissant, je crois avoir trouvé une explication : Ces robes étaient faites par ma mère et ma grand-mère. Elles n'achetaient qu'un morceau de tissu. Et elles coupaient trois robes dedans. C'était moins compliqué et sûrement plus économique. Dame, à cette époque, on comptait.....

L'histoire de notre filleul et orphelin de guerre n'est pas drôle. Son père était prisonnier avec mon père au Stalag VIIA, près de Moosburg en 1940. Ils se sont évadés tous les deux. Mon père a rejoint sa famille à Genève. Le père de Georgy est retourné voir sa famille réfugiée en Touraine (ils étaient juifs !) Des gens du coin l'ont dénoncé. Il a été repris et reconduit en Allemagne, pour un camp de déportés, cette fois. Il a sauté du wagon pour s'échapper une nouvelle fois et les Allemands l'ont brûlé au lance-flammes. Avant la guerre, sa femme travaillait dans la Haute-couture, à Paris. Lui-même, je crois, était tailleur. En 1947 ou 1948, cette femme et ses deux enfants (Georgy et Daniel) sont partis tous les trois pour les Etats-Unis. Ils se disaient dégoûtés de la France. Nous avons échangé des lettres, mais nous ne nous sommes jamais revus. Je le regrette fort. mais......comment faire pour le retrouver ?

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  • Albin Salamin

    C'était probablement aussi pour ne pas faire de jalousie entre les enfants. Pour cela tous étaient habillés de la même manière. Et la coiffure aussi...

  • Martine Desarzens

    Une raison était aussi qu'à une certaine époque la mère achetait un coupon de tissus pour faire les habits des enfants; chez nous ça se passait comme ça; ma mère et ma grand-mère nous cousaient des robes dans le même tissus avec des petits détails de différences dans la coupe !

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