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LES DEUX FILLES ET LA FÉE (10)

1 janvier 1928
grimentz
(Extrait des „ Cahiers valaisans de Folklore ").
Michel Savioz

Un veuf épousa une veuve. L'un et l'autre avaient eu de leur premier mariage une fille qu'ils amenèrent au nouveau foyer. La mère n'aimait pas l'enfant de son mari et lui confiait toujours les plus lourds travaux de la maison. Une fois, elle l'envoya chercher de l'eau à la rivière. Jadis, les fontaines n'existaient pas et la rivière était très éloignée. La fille partit sans murmurer et rencontra près du ruisseau une dame qui, ne pouvant remplir son bidon, lui demanda de l'aider. Elle le fit avec joie . « Que veux-tu pour ta récompense? dit la dame. Je ne veux rien. Tu es une bonne petite enfant. Aussi, chaque fois que tu parleras, il sortira des diamants de ta bouche. » La fée disparut et la fille, rentrée chez elle, raconta cette belle aventure. Sa sœur en devint si jalouse que, le lendemain, elle voulut aller elle-même à la rivière dans l'espoir d'y rencontrer cette dame. À peine fut-elle arrivée que la fée parut et dit: « Veux-tu remplir d'eau mon bidon? Je veux bien, répliqua l'enfant. Je suis d'ailleurs venue exprès pour le faire! » Elle prit le récipient, le plongea profondément dans le ruisseau et l'en retira plein d'une eau sale qu'elle tendit à la dame avec un air mauvais. « Que veux-tu pour ta récompense ? demanda celle-ci. Ce que vous avez donné à ma sœur. Malheureuse fille, crois-tu recevoir des diamants quand ton cœur est fait de méchanceté. Tu seras maudite en serpent. L'enfant, changée en affreux reptile, regagna la maison et fit à sa mère le récit de son malheur. Elle, furieuse, jura de se venger. Ne contenant plus sa colère et sa haine, elle enferma la fille de son mari dans une chambre bien close et la laissa mourir de faim.

Contes de Grimentz, par Robert Loup, professeur. Archives du Nouvelliste valaisan du 28 juillet 1928. Extraits des cahiers valaisans de folklore de l'abbé Luyet.

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Michel Savioz
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4 janvier 2014
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