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Repérage
Sous les ponts de Granges coule le Rhône… mais à quel prix !

Sous les ponts de Granges coule le Rhône… mais à quel prix !

1939
Charly Arbellay
Pierre-Marie Epiney

Petite chronique

Sous les ponts de Granges coule le Rhône… mais à quel prix !

Par Charly-G. Arbellay

Carte de Granges au XVIè siècle:

Granges, au cœur de la vallée, encerclé autrefois par les bras du Rhône, lui a permis d'échapper aux envahisseurs durant de nombreux siècles. Seuls les Seigneurs de Rarogne, profitant d'une décrue du fleuve, ont détruit nos châteaux et incendié notre village.

Cette situation idéale a aussi connu des revers. Il a fallu construire et renouveler sans cesse les ponts et passerelles régulièrement emportés par le Rhône.

Comme le montre le plan de situation, pour se rendre sur la rive droite, le chemin montait vers Prafalcon (aujourd'hui «Clos de la Bourgeoisie de Grône»). Là, on traversait le Rhône sur une frêle construction de bois (voir pont no 1 sur le plan ci-dessous). Pour aller à Grône, un autre pont de bois permettait le passage sur un bras du Rhône, d'où le lieudit «La Croix du Pont» (voir pont no 2 sur le plan).

Plan de situation de Granges :

Pont de bois semblable à celui de Prafalcon:

Avenue de la Gare

De 1845 à 1847, durant deux hivers, dans la perspective de l'arrivée de la ligne du Simplon, les autorités de Lens, Granges et Grône ont édifié un pont de bois sur quatre rangées de six pilotis et balustrades métalliques. Lorsque le train inaugural est arrivé à Granges le 6 septembre 1868, la population s'est pressée sur ce pont pour assister au passage du convoi ferroviaire, dont la locomotive crachait de la vapeur. L'avenue de la Gare a été sans doute construite durant cette période.

1844 : Construction du pont de bois de 36 m., sur 6 pilotis posés sur 4 culées de pierres

Le pont métallique

La construction de 1844 a été démontée en 1876 et remplacée par un pont métallique. Celui-ci a été démontée à son tour en 1939 et remplacé par un ouvrage, entièrement soudé en atelier et sur place, représentait une performance à cette époque. Il était l'œuvre des ateliers Giovanola Frères SA à Monthey. Ce pont a été démoli en 1993 pour faire place à l'autoroute. La passerelle actuelle montre l'endroit où il se situait. Durant la même période, les Routes Nationales ont construit le viaduc de béton qui aujourd'hui enjambe la route cantonale, la ligne du Simplon, l'autoroute et le Rhône.

1876 - Construction du pont de fer sous la direction de l'ingénieur cantonal Zen Ruffinen - 2 appuis dans le Rhône

1939 - Démontage du pont de 1876 et construction d'un nouveau pont métallique d'un seul arc par les Ateliers Giovanola Frères à Monthey -pont photographié en 1972

Une passerelle de bois

1993 - Démontage du pont Giovanola et construction d'une passerelle en bois sur le Rhône

Sur la route de Lens, deux ponts à arc, dont un, date de 1899, franchissent le petit torrent de Lens. Depuis l'an 2000, de nombreux ponceaux de béton et passerelles de bois favorisent la mobilité par-dessus nos canaux.

Sur cette photo prise le 25 nov 2018, on ne voit pas les 2 arcs sur le torrent de Lens juste au-dessus de la cave Provins. Ces deux arcs sont historiques. C'est l'emplacement du pont de Napoléon.

Construire des ponts est un travail d'ingénieur mais aussi d'artiste, car ces ouvrages doivent s'insérer dans le paysage en étant beaux, certes, mais surtout utiles.

Charly-G. Arbellay

Source : René Arbellay (père de Charly-G.)

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