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Repérage
Le lapin et la ménagerie à mouches

Le lapin et la ménagerie à mouches

1 septembre 1951
Monique Ekelof-Gapany
Monique Ekelof-Gapany

Fräulein Mengis, notre maîtresse de deuxième primaire, enseigne à l'Ecole des garçons, au chemin des Collines, à Sion. La classe allemande est la seule classe mixte de ce bâtiment scolaire.

Pendant que les garçons dessinent, nous, les filles, brodons un lapin au point de tige, sur un sac en toile. Cela n'en finit pas. Mais cet après-midi, heureusement, le temps passera vite. A midi, à la maison, mon frère Jean m'a montré comment faire une ménagerie à mouches. « C'est facile, tu prends un bouchon de liège. Tu le découpes avec un couteau et tu évides le centre en conservant le dos pour la cage. Puis, tu prends des épingles chez Maman, dans sa boîte à ouvrage et, avec ces épingles, tu montes les barreaux en les plantant à distance régulière sur l'ouverture de la cage. Tu laisses juste un espace pour permettre à la mouche d'entrer. Dès que tu l'auras attrapée, tu la glisseras dans la cage et tu planteras alors, très vite, le dernier barreau ! » Génial comme toujours, mon frère !

Il fait horriblement chaud dans cette salle de classe. Je transpire des mains et mon lapin n'avance pas… Mais, voici qu'une grosse mouche se promène sur mon pupitre, une de ces mouches qui deviennent paresseuses en automne. Facile à attraper, et hop, dans la cage!

Triomphalement, je montre ma prise à mes copains, admiratifs. Soudain surgit Fräulein Mengis : « Tierquälerei ! » s'exclame-t-elle, indignée, en me tirant les oreilles.

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  • Martine Desarzens

    Les frères ont toujours de bonnes idées pour leurs soeurs, idées parfois incomprises des adultes!

  • Mireille Belloir-Fournier

    Oui, quel souvenir que ces ménageries à mouches ! Je ne sais si les bestioles appréciaient la plaisanterie mais nous avions du plaisir à fabriquer ces cages. La remise en liberté était aussi de mise, rassurez-vous.

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