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Eugène et Julia avec leurs enfants à Fontfroide vers 1894

Eugène et Julia avec leurs enfants à Fontfroide vers 1894

1894
auteur inconnu
Héritiers des Albums de René Burnand

Ce portrait de la famille est d'une grande force, c'est une image d'une grande cohésion. Cette photographie, conservée par René Burnand dans l'un de ses albums est précieuse car elle témoigne de l'intensité de la vie de famille à cette époque. 1893-1903, c'est une période heureuse, dans le Midi de la France qu'Eugène affectionnait particulièrement. Installation à Montpellier, puis en 1894, c'est Fontfroide-le-Haut dans les environs de la ville

notrehistoire.imgix.net/photos...

René en parle ainsi dans son album

Château blanc construit de chaux et de sable, dominé par de deux tours carrées, symétriques, terminant une longue toiture de tuiles rondes. Trois étages. Les chambres, pareilles à celles d'un couvent, donnent sur de très grands corridors où nous roulions à bicyclette/.../ Un bois de pins d'Alep, inculte et charmant, s'étend largement autour du château, revêt les collines jusqu'à la proche garrigue./.../ Que notre père ait eu l'audace de choisir cette demeure montre à quel point la passion du beau peut l'emporter, chez un artiste, sur la sagesse bourgeoise. C'était une folie de loger huit enfants et une femme dans ce château nu, à peine chauffable, sans eau -à moins qu'on ose appeler de ce nom la boisson qui cascadait, pendant les orages entre les tuiles./../ Six kilomètres nous séparaient de la ville, des magasins, du lycée. Qu'à cela ne tienne: on achète des bicyclettes d'occasion; une espèce de break à rideau ; un cheval grisonnant et trébuchant. Notre père, coiffé de son feutre à larges ailes, ganté, conduisait son équipage comme un mail-coach. C'est lui qui, les matins d'hiver, venait tirer de leur literie les lycéens écrasés de sommeil. Les étoiles acérées comme des diamants scintillaient à travers les sombres ramures des pins./.../ A ma mère, Fontfroide accorda dix années de pur bonheur..

La photographie montre, entre Eugène et Julia, Franz tenant ses 2 soeurs, les jumelles, Rita et Mireille,puis blotti sous le bras d'Eugène, René, Tony le cadet entre les deux jumeaux, David et Daniel et près de Julia Marcel.

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  • Renata Roveretto

    Cher monsieur Philippe Chappuis, un genre de vie qui fait reculer voir s'enfuir les uns, mais qui offre le plus grand bonheur pour qui sait le vivre.... j'admire !

Philippe Chappuis
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7 décembre 2021
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