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Le père au-dessus de la mêlée...

Le père au-dessus de la mêlée...

1 janvier 1910
Charles Guignet, Lausanne, col P-M Epiney
Pierre-Marie Epiney

Sur cette image égarée (je ne connais personne) qui date du début du XXème siècle, on voit une famille avec cinq enfants.
Peut-être s'agit-il d'une famille lausannoise.

Il est intéressant d'analyser la pose des "acteurs" de cette photographie.
La disposition est très harmonieuse. On peut y lire une diagonale ascendante s'élevant vers le père de famille - occupant la position dominante - qui exhibe fièrement son quatrième enfant qui semble un peu intrigué par le cérémonial de la prise de vue et sans doute aussi par le flash au magnésium. Les cheveux en brosse, le père porte une moustache à la hussarde car, comme disait le dicton:
"un baiser sans moustache, c'est comme une soupe sans sel".
A noter aussi l'accessoire où le père s'appuie. Ce haut tabouret sert en principe à recevoir un bouquet de fleurs.
La mère assise enveloppe délicatement le nouveau-né de ses bras aimants.
L'aîné négligemment assis - observez la position de ses mains et de ses pieds - semble un peu lassé de la séance. Ce n'est pas le cas de son petit frère placé debout dans son dos. Le second enfant (placé devant le père) a le regard de celui qui sait où il va. Quelle assurance chez ce petit bonhomme! Et remarquez sa position avec un pied sur une sorte de marchepied et une main sur la cuisse.
Derrière la famille, le traditionnel papier peint avec un château à gauche (quelqu'un le reconnaît-il?) et le ciel tourmenté peut-être annonciateur des événements de 1914.

La "mise en scène" de ce photographe professionnel lausannois peut être comparée à celle d'un photographe lucernois

ici.

Un document du même photographe et des informations à son sujet sont publiés

ici.

Comme la carte lucernoise, la photographie est collée sur un carton dont les bords sont dorés. Au verso se trouve l'enseigne du photographe.

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  • Sylvie Bazzanella

    Concernant la mise en scène des séances chez le photographe à cette époque, lire l'article : http://www.notrehistoire.ch/article/view/989/

  • Pierre-Marie Epiney

    merci d'avoir communiqué ce lien. L'article est très intéressant et éclairant. Lorsque je parle de flash au magnésium, j'exagère donc ?

  • Sylvie Bazzanella

    Charles Guignet est loin d'être un inconnu dans la profession. Il débute sa carrière à Gland en 1891. En 1896 il s'installe à Lausanne, av. du Mont-Blanc 3. Situé juste en face de la caserne de la Pontaise, Ch. Guignet réalise de nombreuses photographies de militaires. Voir : http://www.notrehistoire.ch/photo/view/60481/Paul Luthard, dit "Bouboule" reprend l'atelier en 1931.

  • Sylvie Bazzanella

    Pour le flash au magnésium, il semble que ce procédé existe depuis la fin 19e siècle.

  • Pierre-Marie Epiney

    voici la précision donnée sur Wikipédia: "Les premiers flashes, créés en 1887, utilisaient de la poudre de magnésium qui était brûlée. Ce procédé était très dangereux, car le magnésium est très inflammable. De plus, comme le déclenchement du flash se faisait manuellement, il arrivait qu'il ne se produise pas au bon moment (trop tôt ou trop tard). Depuis 1930, il existe des flashes fermés."

  • Pierre-Marie Epiney

    Ma question portait plutôt sur l'utilisation ou non de ce type de flash en atelier. Selon la référence que vous avez donnée, il semblerait que seule la lumière naturelle était de mise en atelier. Juste ou faux ?

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