Nous analysons de façon anonyme les informations de nos visiteurs et membres, afin de leur fournir le meilleur service et satisfaire leurs attentes. Ce site utilise également des cookies, notamment pour analyser le trafic. Vous pouvez spécifier dans votre navigateur les conditions de stockages et d'accès aux cookies. Voir plus.
Repérage
Eugène dans sa famille à Moudon en 1883

Eugène dans sa famille à Moudon en 1883

1883
auteur inconnu
Héritiers des Albums de René Burnand

Encore une image tirée des Albums de René Burnand, intitulée Sur le Pré de la Balançoire datée de 1883. A droite les parents d'Eugéne, Edouard (1814–1892) et son épouse Henriette (1821–1894) installée dans son fauteuil roulant; Eugène tient Franz et René est dans les bras de Julia. A gauche d'Eugène, un des ses frères, Ernest Burnand (1845-1890) et Fanny, née Bischoff avec 4 de leurs 5 enfants Edouard, Alice, Fanny Maggi. Henriette était fille d’Henriette Foltz née Warnery, famille issue du Refuge engagée dans l’Eglise libre vaudoise en étroite relation avec les familles protestantes du Midi de la France. René Burnand qui n'a jamais caché son attachement pour sa mère et qui se sentait plus Girardet que Burnand écrit dans son livre "Mes vingt-cinq albums Récit d'une vie":

Sur les premières pages de l'album, voici encore mes grands-parents Burnand. Ma grand-mère, née Foltz, ne m'a pas laissé le souvenir d'une aïeule caressante. Son menton volontaire, sa perpétuelle bronchite, ses arrivées boitillantes au salon de Sépey, sa rigueur de maîtresse de maison me la firent plutôt craindre que chérir. Mais ceux qui l'ont connue plus jeune louèrent sa bonté et on charme. Elle est ici dans la voiture d'infirme que son époux vieillissant poussait le long de l'avenue des cerisiers. A celui-ci, j'ai voué toute mon admiration dès mon enfance. C'était un soldat, un gentilhomme et un artiste, trois mots qui s'harmonisent, trois qualités qui se fécondent mutuellement. Il bombait le torse, portait l'impériale, et son ton de commandement alternait agréablement avec celui de l'humour le plus fin. Pour nous, ses petits-fils , les lettres de ce colonel fédéral se faisaient souriantes et pleine de poésie. A la veille des vacances, à Paris, tandis que l'impatience du départ nous tenaillait, ses billets porteurs de jolies évocations de nature sentaient bon le lilas, le cytise et nous faisaient voir, avec les moineaux apprivoisés pour nous, les petites laitues fraîches qu'il avait semées dans "nos jardins".

On peut imaginer ce que l'irruption, au Grand Pré à Moudon, dans les années 1870, de la tribu des artistes Girardet a pu représenter pour Eugène...

Vous devez être connecté/-e pour ajouter un commentaire
Pas de commentaire pour l'instant!
Le réseau notreHistoire
Sponsors et partenaires
107,638
6,677
© 2022 FONSART. Tous droits réservés. Conçu par High on Pixels.