Premières séances de cinéma_440

Premières séances de cinéma_440

1 décembre 2011
Claire Bärtschi-Flohr
Claire Bärtschi-Flohr

Le FIP FOP.

Dans les années 1940, 1950, mes soeurs et moi étions membres de ce club, club qui faisait partie de la stratégie publicitaire de NPCK (Nestlé Peter Cailler Kohler), les fabricants de chocolat.

Nous arborions fièrement cette médaille, cette broche : Fip, la fille, Fop, le garçon.

Nous nous rendions au cinéma Rialto à Genève. L'ambiance était bruyante et électrique. Nous possédions les albums édités par les entreprises citées plus haut et nous faisions la collection des vignettes qui les illustraient. Mais je ne me souviens pas avoir été très motivée pour cela. Par contre, les séances de cinéma étaient une aubaine. Dame ! nous n'avions pas beaucoup d'argent après la guerre. Avec trois enfants, nos parents voyaient d'un fort bon oeil les distractions et activités gratuites.

Le cinéma, c'était tout nouveau pour nous. Nous y sommes allées une ou deux fois avec nos parents, voir Blanche Neige par exemple. Et nos parents appréciaient les séances d'actualité du Cinébref. Mais les séances du FIP-FOP étaient régulières et elles s'adressaient aux enfants. Enfin, oui et non, les films publicitaires sur le chocolat étaient sortis de tout contexte, donc difficiles à comprendre et je n'ai apprécié les films de Charlot qu'à l'âge adulte. Il me manquait alors trop de références pour les apprécier au-delà de leur côté guignol. Ils ne me faisaient pas tellement rire !

Voir, sur internet, l'intéressant article de Jean-Robert PROBST
in Générations Plus du 27 avril 2010.

Quelques coupures du journal FIP FOP, conservées par ma mère et retrouvées en février 2015 :

Vous devez être connecté/-e pour ajouter un commentaire