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Leysin, station climatique vers 1909

Leysin, station climatique vers 1909

1909
Pierre Auguste Chappuis
Philippe Chappuis

Cette photographie sur plaque de verre a été réalisée par Pierre Auguste Chappuis, depuis le chemin venant de Crettex Jaquet, en dessous du village. Il dirige son appareil non pas sur le village et son joli clocher (qui se trouve, hors de l'image, à gauche), mais choisit de faire ressortir le contraste entre le hameau et ses chalets sombres serrés les uns contre les autres et la masse en dur des sanatoriums perchés au-dessus du village.

Ci-dessous la photographie de "Photoglob & Co" est antérieure et date du début du XXe s, avec un cadrage différent, faisant bien ressortir le village autour de son clocher, le Sanatorium anglais n'est pas encore construit ni la Clinique du Dr Rollier, mais le Grand Hôtel, le premier sanatorium de 1891 ainsi que le Sanatorium et Hôtel du Mont Blanc (1903) sont construits et fonctionnent avec le succès que l'on sait

notrehistoire.imgix.net/photos...

Sur l'image de Pierre Auguste, on reconnaît le Sanatorium anglais terminé en 1909 et au-dessus le Sanatorium et Hôtel du Mont-Blanc inauguré en 1905. Légèrement au-dessus du village, à gauche, c'est la Clinique du Dr Auguste Rollier (1874-1954) qui date de 1906, mais qui, vu son succès, est en voie d'agrandissement. Le Docteur Rollier profite lui aussi de la situation climatique idéale de Leysin, pour y mettre au point sa "cure solaire", destinée avant tout aux malades atteints de tuberculose extrapulmonaire et ostéo-articulaire (DHS).

Cette image me touche particulièrement, elle fait se croiser l'histoire de la famille de mon père, par Pierre Auguste Chappuis et celle de la famille de ma mère Eveline, par son oncle le Docteur René Burnand (1882-1960), phtisiologue (biographie par Fernand Cardis). Ce dernier a, en effet, passé plus de 15 ans à Leysin, d'abord en 1909, comme patient pour une cure d'altitude, puis comme médecin au Sanatorium anglais; il a travaillé ensuite au Sanatorium du Mont Blanc avant d'être, de 1911 à 1926, directeur du Sanatorium populaire (1902) situé à l'ouest du village

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  • Renata Roveretto

    ...une histoire impressionnante, presque incroyable, vraie et merveilleusement touchante....oui je peut vous comprendre cher monsieur Philippe Chappuis d'avoir envie de la faire connaître et de vouloir la partager !

    • Philippe Chappuis

      ...il y a quelque chose de particulier dans le travail de mémoire, on avance à reculons, le temps s'inverse, c'est comme dans un miroir, le connu voisine avec l'inconnu, je n'ai pas la mémoire absolue comme ceux qui ont l'oreille absolue, il me faut recomposer pour que les personnages se remettent en mouvement, chez moi travail de mémoire n'est pas seulement travail historique...

    • Renata Roveretto

      oui cher monsieur Philippe Chappuis, c'est une belle façon d'exprimer vos recherches faites autant personne touché directement dans ses propres sentiments des plus profonds...oui ce n'est pas facile du tout et bien le contraire, et je pense que plus le fonctionnement de l'histoire dans sa vérité réel nous intéressent, plus il nous faut l'approcher et y pénétrer dans la sensibilité de tous les concernés, je veux dire celle des êtres qui ont eus étés confrontés eux directement au choses que nous voudrions transmettre aux autres humains...

    • Philippe Chappuis

      Le travail de mémoire me donne le sentiment d'une quête de véridique, oui mais presque instinctive, par tâtonnement successifs, avec passablement de ratures, une marche d'approche très sensitive, en gommant toute complaisance et les excès d'ego, par petites touches pour atteindre le moment où l'on pose le pinceau et l'on signe le tableau, comme la fin du poème de Prévert "Faire le portrait d'un oiseau" (wheatoncollege.edu/vive-voix/t...) Si l’oiseau ne chante pas c’est mauvais signe signe que le tableau est mauvais mais s’il chante c’est bon signe signe que vous pouvez signer Alors vous arrachez tout doucement une des plumes de l’oiseau et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau...

Philippe Chappuis
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11 mars 2021
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