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Plaque conducteur de loco PLM_74

Plaque conducteur de loco PLM_74

1 janvier 1899
Claire Bärtschi-Flohr
Claire Bärtschi-Flohr

Voici la plaque d'un conducteur de locomotive à vapeur, compagnie PLM Paris Lyon Méditerranée. Cette plaque était apposée sur la locomotive et chaque conducteur était responsable de sa machine.

Il s'agit de celle de mon arrière grand-père, Jacques François Champendal, né le 22 juillet 1858, à Lancy, Genève, fils de Frédéric, Henri, Samuel Champendal et de Julie Champendal-Gilabert, qui fut conducteur de locomotive dans la compagnie Paris Lyon Méditerranée (PLM). Son dépôt se trouvait à Ambérieu, dans l'Ain. Il n'exécutait que la partie du trajet Genève-Ambérieu ou éventuellement Lyon. Il habitait Ambérieu. D'après ma mère, chaque locomotive portait une plaque avec le nom du conducteur. Le conducteur était complètement responsable de SA machine. Ensuite, mon arrière grand-père quitta le PLM et fut engagé à l'Usine électrique de Chèvres et habita Vernier, dans le canton de Genève. Il est décédé de maladie, prématurément, à Vernier, le 6 septembre 1902, à l'âge de 44 ans.

Ma mère évoquait son grand-père en affirmant qu'il conduisait une locomotive. Après avoir lu deux romans de Henri Vincenot (automne 2016) ("la pie soûle" et "les chevaliers du chaudron") ainsi que sa très intéressante étude sur"la vie quotidienne dans les chemins de fer au XIXème siècle", j'ai appris que la locomotive était conduite par DEUX hommes, un couple affecté à une machine. Dans un acte d'état-civil récemment découvert, j'ai appris que mon arrière grand-père était chauffeur. Il faisait donc partie de ce couple indissoluble cité par Henri Vincenot : un mécanicien et un chauffeur.

Je lis p. 235 dans l'étude citée plus haut : "La Hiérarchie ne manqua pas de remarquer que le rendement était meilleur lorsqu'on attribuait une locomotive à une équipe qui en était responsable. Dès lors le trio fut constitué. Indissoluble. Le nom du mécanicien, parfois celui du chauffeur, ainsi que le nom du dépôt d'attache étaient gravés en relief sur une plaque rivée à la machine."

Le métier de chauffeur était extrêmement rude : la fumée, la poussière de charbon ont peut-être contribué à la mort prématurée de mon aïeul.

Les prénoms de mon arrière grand-père : Jacques François . Pourquoi alors J.E. noté sur la plaque ? Un mystère qui reste à élucider. Je pense que mon grand-père qui, en souvenir de son père, a utilisé cette plaque à la porte d'entrée de sa maison a transformé le F. en E. puisqu'il s'appelait Emile.

voir aussi une locomotive à vapeur des années 1950 : http://www.notrehistoire.ch/photo/view/19168/

voir aussi sa femme et ses deux filles : http://www.notrehistoire.ch/photo/view/43833/

voir l'article de M. Albin Salamin : http://www.notrehistoire.ch/article/view/650/

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Claire Bärtschi-Flohr
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8 janvier 2011
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